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Cheminement intérieur

 Le parcours poétique de Gérard Pfister est riche, escarpé, enrichi de nombreuses interrogations sur la poésie, son sens, sa définition et son rôle. Une démarche qui lui permet d’explorer les mots et le langage, de créer une autre approche de ce monde qu’il aime décortiquer afin de mieux le cerner.
 Nuit, lenteur, silence, regard, vie, ombre, mort... autant d’étapes sur un parcours d’intériorisation et de recherche du moi. Autant de repères pour jalonner une quête qui n’est ni narcissique ni religieuse, mais se rapproche d’un cheminement personnel, spiritualité intérieure qui ouvre les portes du décryptage de notre place au sein de l’éphémère écrin qui nous accueille.
 « déjà // il n’y a plus rien / à espérer // toutes mes fleurs / reposent // entre les mains / de la nuit // sans qu’en manque / une seule // sans qu’un pétale / soit oublié »
 À travers des textes aérés, des vers épurés, Gérard Pfister se joue du symbolisme de la sobriété pour nous aider à pénétrer l’univers dans toute sa complexité. Pourquoi user de mots et d’effets lorsque la difficulté est avant tout dans la compréhension ? Une démarche que je salue car elle met en valeur, non seulement la beauté de la langue de l’auteur, mais également certains aspects de notre monde qui méritent d’être exposés.
 C’est une plongée dans les souvenirs et la mémoire, dans l’imaginaire, vers l’inconnu. Un beau voyage ! « nuit / noire // invisible // désert / ne va pas // chercher le nom // de qui / l’habite » Mention spéciale pour la superbe photographie de couverture, signée Anne Pfister !