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Chawki, un vent de liberté

 Le poème de Abdelamir Chawki est porteur de la parole et du souffle, de l’éclair et du silence. – Le poème, une porte ... murée dans le vide. On entre dans ce poème, comme dans un jardin. Ni réel, ni rêvé, ni abstrait, ni mental. On y entre, sans jamais l’avoir quitté. On y entend sa propre voix, on y tisse ses propres désirs :
 Le Qarmate m’a dit :
 j’ai porté mes frontières
 sur une pauvre monture.

 Dans la proximité du poème de Chawki, nous retrouvons l’amour, la générosité et cette révolte indispensable à l’aventure humaine. L’lllusion dit : Je suis la Vérité. Dans la proximité du poème, souffle un vent de liberté, d’exil. Une pensée libre comme ce vent sans maître : Pourriture des piliers tremblants de la saqesse.
 Tout en nous ouvrant sur la parole d’un Qarmate imaginaire, le poète nous renvoie à ces paroles innombrables qui peuplent le silence de nos livres.
  Le Qarmate m’a dit :
 J’ai conquis un minaret
 pour l’échanger contre une pieuse fumée.