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Carnet de route

 Je profite de la parution chez Arfuyen d’une nouvelle traduction des Fragments d’Héraclite, suivie d’un des plus fouillés et des plus éclairants essais consacrés à l’Ephésien sous le titre de Héraclite d’Ephèse ou le Flamboiement de l’Obscur par Simone Jacquemard, pour parler des remarquables éditions Arfuyen et de Gérard Pfister, lui-même poète, animateur aussi passionné que discret d’une maison où figurent des textes souvent introuvable des grands mystiques, ceux de poètes japonais comme Basho, Buson, et puis surtout dans sa collection Les Cahiers d’Arfuyen les recueils de poètes majeurs d’aujourd’hui : Zéno Bianu, François Cheng, Pierre Dhainaut, Guillevic, Charles Juliet, etc.
 Pour cette rentrée, il nous fait découvrir les aphorismes poétiques d’une beauté déchirante, rassemblés et présentés par Sylvia Massias sous le titre de Brisants, d’un inconnu de notre Landerneau poétique, qui, pourtant, se consacra entièrement à l’écriture : Vincent La Sourdière (1939-1993), qui rencontra Michaux puis Cioran et devient leur ami. Michaux, dira de lui : "Homme de la vie intérieure, s’il en est un".
 Un livre et un auteur à découvrir dans la fascination d’une exigence et d’une hauteur de parole des plus rares.