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Bouteilles à la mer d’un ermite migrateur

Préface d’Yves Leclair

Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°165, ISBN 2845900953

14 €

Écoutons cet éloge de Michel Jourdan par Yves Bonnefoy : « Une dimension manque à la poésie française. Et c’est pourquoi je trouve de l’importance à ce qu’écrit Michel Jourdan, et voudrais contribuer à attirer l’attention sur son œuvre où un possible s’ébauche. Parmi les écrivains qui ont cherché de nos jours à tirer des enseignements de la philosophie taoïste, cet auteur est en effet un de ceux qui l’aura tenté de la façon le plus rigoureuse. »Il s’agit là de la préface au Journal du réel gravé sur un bâton. Et Bonnefoy conclut par ce souhait : « Je veux penser qu’au moins Le Journal du réel gravé sur un bâton sera lu et qu’on reconnaîtra que c’est un des livres, il en est peu, qui ont, aujourd’hui encore, souci de la vérité. »

De ces Bouteilles à la mer d’un ermite migrateur, qui sont la suite de cette même entreprise de vie et d’écriture, rigoureuse et obstinée, que mène Michel Jourdan depuis toujours, on ne saurait dire mieux. Petit manuel du contemplatif volontaire, Kaïvalya, le rivage de l’isolement libérateur, L’enseignement de l’Inde du Sud : telles sont les trois parties de ce nouveau journal de bord. Où l’on retrouve bien des références familières aux Éditions Arfuyen : de Henri Le Saux à Jean de la Croix, de Plotin à Bashô, des Upanishad à Ramana Maharshi…

Un texte de Michel Jourdan, Plakotos, a paru dans le numéro 3 de la revue Arfuyen en 1977… Près de trente ans après, le présent ouvrage est le premier que publient les Éditions Arfuyen. Il fait suite à des livres comme Notes de ma grange, des montagnes et des bois (Stock, 1980), préfacé par Jacques Brosse, Journal du réel gravé sur un bâton (Critérion, 1991 ; rééd. Rocher 2003), et Marcher méditer (Albin Michel, 1995), avec Jacques Vigne. 

« Ce grand méditant, écrit Yves Leclair, a commencé son cheminement spirituel dans une grange en Haut-Ariège, expérience dont il a rendu compte dans les Notes de ma grange, des montagnes et des bois. Puis, naufragé volontaire, il est allé d’ermitage en ermitage, en Grèce, en Corse, dans le Luberon, au Sri Lanka, à Mayotte, au Népal, en Inde du Sud ou sur les îles des Tropiques. Depuis plus de trente ans, il n’a cessé de relater son expérience si authentique, et donc indispensable, comme un pèlerin grave des encoches sur son bâton. Vagabond de l’étonnement, ce fils naturel d’une Lalla et d’un Bashô, est aussi l’auteur d’une substantielle étude sur La vie d’ermite ainsi que d’une réflexion sur la pratique de la marche. »

Homme singulier, frère en littérature de Vincent La Soudière et Nicolas Dieterlé, il devait arriver que son itinéraire commencé dans le voisinage d’Arfuyen revienne un jour à croiser celui des Éditions.