Arfuyen sur Twitter
  • Littérature
  • Spiritualité
  • Sciences humaines

Bo Carpelan, Prix Européen de Littérature 2007

 C’est le Finlandais Bo Carpelan (reflets/dna du 11 mars 2006) qui se verra remettre, avec son traducteur français et nancéien Pierre Grouix (Arfuyen publie en édition bilingue Dehors, dernier recueil poétique de l’écrivain), le Prix européen de littérature.
 La voix la plus remarquable de la littérature suédophone de Finlande, et l’oeuvre déjà d’une vie, qui s’épanouit en poésie avant de céder aussi à la forme romanesque : Axel, où Carpelan dit son amour éperdu de la musique à travers le récit de l’amitié qui avait uni son grand-oncle Axel, violoniste et musicologue mais compositeur raté, et le lumineux et triomphant musicien Jean Sibelius. Ou Berg, qui évoque le retour, 55 ans plus tard, d’un enfant réfugié de guerre dans la maison où il avait été recueilli pendant que les bombes pleuvaient sur Helsinki.
 La maison poétique de Carpelan est ouverte aussi à l’art de la traduction, des classiques grecs, des russes Ossip Mandelstam et Marina Tsvetaïeva, comme d’écrivains suédophones et finnois - Le livre de Benjamin, qu’il publie en 1997, est le journal fictif d’un traducteur qui au terme d’une vie consacrée à la langue et à la pensée des autres est rattrapé soudain par sa propre existence. Oeuvre donc et vie, bel et bien, où affleurent la mémoire d’une enfance pauvre et difficile, une vive conscience du malheur intime et de l’injustice sociale.