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Autour du vide

  « Je regarde autour de moi avec une langue éblouie qui récupère le pays du vide sans borne », écrit Silvia Baron Supervielle dans les admirables « petites études sur la langue » de L’Alphabet du feu (Gallimard, 2007).
 Depuis que, quittant le Rio de la Plata en 1961 pour les rives de la Seine, elle a choisi d’écrire en français, un dénuement lumineux, à la lisière du silence, s’est imposé dans ses poèmes.
 Comme ses précédents recueils, Autour du vide s’attache à l’expérience intérieure de l’écriture. Une intensité que fait apparaître le tracé « ferme et invisible » des mots dans l’espace de la page. « J’aime, écrit-elle, placer le poème dans le haut du blanc, suspendu dans l’abîme... »
 La composition du recueil, sept séquences de dix brefs poèmes, obéit à une fine architecture que suggère en couverture une œuvre originale de Geneviève Asse. « L’exil est / centre / du cercle / dérobé ».