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Agrippa d’ AUBIGNÉ

(1552 - 1630)

 Théodore Agrippa d’Aubigné est né le 8 février 1552 au château de Saint-Maury, en Saintonge. Il est élevé dans la religion calviniste, dont il sera un fervent défenseur tout au long de sa vie. À dix ans, il est placé en pension à Paris chez un humaniste célèbre. L’année suivante, son père Jean d’Aubigné meurt à Orléans.
 Agrippa d’Aubigné poursuit ses études à Genève sous la direction de Théodore de Bèze. Lorsque éclate la deuxième guerre de religion en 1567, il s’engage dans l’armée protestante. Il participera aux combats comme aux négociations de paix. Il est absent de Paris durant les massacres de 1572, mais il en garde une rancune tenace aux Valois. Les Tragiques conserveront la trace des visions d’horreur dont il est le témoin.
 C’est à cette époque qu’il se lie avec le jeune roi de Navarre, qui en 1573 en fait son écuyer, puis le nomme maréchal de camp en 1586, gouverneur d’Oléron et de Maillezais en 1589, vice-amiral de Guyenne et de Bretagne. Les divergences politiques et religieuses les sépareront néanmoins.
 En 1577, Aubigné est blessé à Casteljaloux. Il se retire aux Landes-Guinemer, dans le Blaisois, et se marie en 1583. Il en aura un fils, Constant, père de Françoise d’Aubigné, future marquise de Maintenon, et deux filles.
 Après l’assassinat du duc de Guise en 1588, d’Aubigné prend part aux combats politiques et militaires de son temps. Il se situe parmi les plus intransigeants du parti protestant (« les Fermes ») et ressent l’abjuration d’Henri IV, en 1593, comme une trahison. Il est peu à peu écarté de la cour, dont il se retira définitivement après l’assassinat d’Henri IV en 1610. En 1611, à l’Assemblée protestante de Saumur, D’Aubigné ridiculise le parti des « Prudents » dans son texte Le Caducée ou l’Ange de la paix.
 C’est à cette période qu’il se tourna vers l’écriture. Il multiplie les pamphlets anti-catholiques et les polémiques contre les protestants convertis. Contraint de quitter la France en 1620, il se retire à Genève, où est publié l’essentiel de ses œuvres. Il y meurt le 9 mai 1630.

OUVRAGES PUBLIÉS AUX ÉDITIONS ARFUYEN

Tombeaux, adieux et vers funèbres

PETITE ANTHOLOGIE

Tombeaux, adieux et vers funèbres
(extraits)

TOMBEAU DE M. DE LA CAZE
 Trouvé en sa pochette
 quand il fut tué

Passant ne pleure que pour toi
Si je passe en meilleure vie
Je n’ai besoin de ma patrie
Mais elle aura faute de moi.


POUR METTRE A LA PORTE DU TOMBEAU
 Bâti dans un éperon,
 à la défense duquel il voulait
 obliger ses enfants.

Enfants, si vos ennemis osent
Travailler où mes os reposent,
Rendez là votre vie à Dieu,
Donnez au vrai honneur la vie,
Car votre père vous convie
De l’accompagner en ce lieu.