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Alfred Kern, Prix du Patrimoine Nathan Katz 2007

 Kern après Arp et les jumeaux Matthis : son coeur le lâcha à l’automne 2001, il avait 82 ans, mais l’esprit d’enfance jamais n’avait quitté ce citoyen de Schiltigheim né en Allemagne, étudiant à Heidelberg et Leipzig, écrivain francophone de Paris publié aux Éditions de Minuit puis chez Gallimard – il fut distingué par le prix Fénéon en 1950 (le Jardin perdu), le prix Renaudot en 1960 (Le bonheur fragile), le Prix international du roman en 1957 pour la merveilleuse épopée mitteleuropéenne du Clown.
 Le romancier retiré à Haslach accoucha du poète (Gel et Feu, Le Point vif, Le Carnet blanc, chez Arfuyen), et l’éditeur aujourd’hui confie à Jean-François Eynard la traduction d’un choix de poèmes – La Lumière de la terre, en édition bilingue – qu’Alfred Kern composa dans sa langue maternelle allemande : elle inscrit l’expérience poétique de l’écrivain dans le déchirement même entre l’une l’autre langue, comme « entre la joie intime et la mort entr’aperçue, entre la lumière des crêtes et la nuit intérieure », indique ici son traducteur.