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Alfred Kern m’a raconté

Alfred Kern est un des écrivains contemporains de référence de notre région, un des rares reconnus au-delà de la ligne bleue des Vosges, lauréat en 1960 du Prix Renaudot pour son ro­man Le bonheur fragile.

Il passa son enfance à Schiltigheim, vécut une grande partie de sa vie à Paris et termina son voyage sur terre à Haslach, sur les hauteurs de Munster. À par­tir de 1995, Michel Fuchs, poète et écrivain né à Colmar, le rencontra régulière­ment et leurs échanges à bâtons rompus ont débou­ché sur un ouvrage, « Alfred Kern m’a raconté », qui vient de sortir des presses.

Alfred Kern (1919-2001) avait donné son accord à Michel Fuchs pour la publi­cation de ce livre tiré d’en­tretiens où il raconte sa vie, de son enfance à Schilti­gheim à ses dernières an­nées dans sa maison de Haslach, maison ayant ap­partenu à Emile Allais, le champion de ski, en passant par sa vie parisienne où il participa à la vie littéraire.

Michel Fuchs, admirant l’écrivain et poète, retrace la vie d’un homme au talent immense, à la mémoire phé­noménale, au lyrisme pas­sionné et à la tendresse infinie. L’ouvrage est riche de souvenirs et d’anecdotes, de rencontres avec des artis­tes et écrivains participant à la vie culturelle dans la capitale. H parle de la fonda­tion de la Revue 84, à Paris, avec Marcel Bisiaux et Henri Thomas, une inestimable expérience de vie culturelle. Il en ressort le formidable appétit de la vie qui, de la Michel Fuchs publie un livre d’entretiens qu’il eus avec Alfred Kern, Prix Renaudot 1960, un écrivain de période de vaches maigres de la jeunesse d’Alfred Kern évolua vers la pleine maîtri­se de son art et la publica­tion d’œuvre majeures telles que Le bonheur fragile (1960), Le clown (1957), L’amour profane (1959), ou Le viol (1964), édités chez Gallimard. Depuis 1989, les éditions Arfuyen publient ses ouvra­ges de poésie témoignant d’une inspiration profonde et puissante.

Au fil des pages du livre de Michel Fuchs, nous re­trouvons aussi la genèse et les sources d’inspiration qui ont su porter Alfred Kern tout au long de sa carrière littéraire. Et cet amour pour les lieux où il termina sa vie avec sa vue formidable sur les Hautes-Vosges, qu’il ne se lassait jamais d’admirer.