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Sur la montagne d’Arfuyen...

Les Éditions Arfuyen ont été créées en 1975 par un petit groupe d’amis sur une montagne au bord du massif des Dentelles de Montmirail, là même où, durant la Résistance, René Char avait écrit ses magnifiques Feuillets d’Hypnos.

... sont nées les éditions Arfuyen...

Pas facile de trouver le siège des Éditions, : en prenant d’abord la route de Suzette, puis le « chemin de Notre-Dame-la-Blanche » (ce fut la première adresse des Éditions), on arrivait au bout d’un kilomètre à une petite maison de berger sans confort.

... non loin de Malaucène...

Le village le plus proche était Malaucène, au pied du Mont Ventoux. C’est de là que Pétrarque était parti pour sa fameuse ascension.

Première publication : le cahier n°1 de la revue Arfuyen

Les Éditions ont par publier une revue, au format 19 x 25 cm, de couverture ocre. Ce numéro de revue Arfuyen n° 1 est épuisé depuis longtemps...

... avec, en frontispice, la Création du monde

En première page apparaissait en noir et blanc une planche réalisée par Jean Lurçat pour le livre d’André de Richaud, intitulé La Création du monde. Puis, page 3, le texte d’ouverture : « Par expérience », de Yves Bonnefoy. Comme une devise...

Deux figures tutélaires, Margherita Guidacci

La poétesse italienne Margherita Guidacci, grande spécialiste d’Emily Dickinson, a été dès l’origine pour les Éditions Arfuyen une référence essentielle. Lorsqu’elle a été invitée en décembre 1990 par Marie-Claire Bancquart, alors directrice de la toute jeune Maison de la Poésie, nous avons pu la recevoir à Paris.

... et Roger Munier, nous ont accompagnés…

Roger Munier a été pour Arfuyen une autre figure tutélaire. De Terre sainte en 1979 à Pour un psaume en 2008, nous avons publié avec lui de très nombreux livres, ainsi que sa superbe traduction des distiques d’Angelus Silesius, parue sous le titre L’errant chérubinique.

... ainsi que, d’année en année, l’ombre fraternelle du cher Takuboku

En 1979 a paru la première édition de Ceux que l’on oublie difficilement, d’Ishikawa Takuboku, bilingue japonais-français. Takuboku ne cessera désormais de nous accompagner. Trois autres traductions paraîtront : Fumées, L’amour de moi puis, tout récemment encore,Le jouet triste.

Le Marché de la Poésie est vite devenu un rendez-vous important

Dès les tout débuts du Marché de la Place Saint-Sulpice, nous avons partagé un double stand avec Michel Camus et Claire Tiévant, responsables des éditions Lettres vives. En 2007, les trois premiers lauréats du Prix Jean Arp se sont trouvés ensemble pour la première fois : de gauche à droite Henri Meschonnic, Marcel Moreau et Jean Mambrino.

L’aventure de la Revue L’Autre...

L’édition de livres ne donne pas le même sentiment d’excitation que la préparation d’une revue. Quoi de mieux que de créer et d’animer une nouvelle revue avec des amis eux aussi éditeurs ? En novembre 1990 a paru le premier numéro de la revue L’Autre.

... avec François Xavier Jaujard, Marwan Hoss, Michel Camus et Valérie-Catherine Richez...

François Xavier Jaujard habitait non loin et dirigeait les éditions Granit avec un subtil mélange de rigueur et de panache. Michel Camus, Marwan Hoss et Valérie Catherine Richez se sont joints d’enthousiasme à ce projet.

...a été un exceptionnel moment de partage

La cinquième livraison fut un somptueux numéro spécial sur Pierre Jean Jouve.

Le poésie déplace les montagnes...

Dès la fin des années 1970, la petite maison de berger nous avait été reprise. Lorsque nous avons eu à penser à donner un ancrage aux Éditions, c’est tout naturellement vers le berceau familial que nous sommes revenus, en Alsace.

... du Mont Ventoux au Lac noir...

Au Lac Noir, nous nous trouvions à présent à près de 1000 m d’altitude, dans un climat rigoureux. La neige peut être abondante durant l’hiver et la végétation pousse aux mois de mai-juin avec une luxuriance inconnue sur les collines pierreuses du Vaucluse. Visible à l’horizon, la Forêt Noire.

... le changement était complet....

Le nouveau siège des Éditions n’était plus dérobé entre les genêts, mais caché au bout d’une longue allée d’épicéas. Ici pas de thym ni de serpolet, mais de hautes digitales et des épilobes. Après la fonte des neiges...

La création des Grands Prix Littéraires de Strasbourg en 2004...

Les Éditions Arfuyen ont été dès l’origine étroitement associées à la création des Grands Prix Littéraires de Strasbourg : le PRIX EUROPÉEN DE LITTÉRATURE, parrainé par la Ville de Strasbourg, le PRIX JEAN ARP DE LITTÉRATURE FRANCOPHONE, parrainé par l’Université de Strasbourg, et le PRIX NATHAN KATZ DU PATRIMOINE, parrainé par l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA).

... permet de donner toute sa dimension...

La remise des Grands Prix Littéraires de Strasbourg dans les salons de l’Hôtel de Ville a donné lieu chaque année à une réception impressionnante et émouvante. De gauche à droite, Antonio Gamoneda, Prix Européen de Littérature 2005, et son traducteur, Jacques Ancet, avec Henri Meschonnic, Prix Jean Arp 2005.

... à un patrimoine immensément riche...

Le PRIX NATHAN KATZ DU PATRIMOINE distingue une œuvre du patrimoine littéraire alsacien, du Moyen Âge à nos jours, afin de témoigner de la richesse exceptionnelle d’une culture profondément marquée par le dialogue des langues. Ce Prix récompense également le travail d’un traducteur grâce à qui une œuvre majeure peut redevenir accessible aux lecteurs. Pari les lauréats citons Jean Hans Arp (trad. A. Bleikasten), Jean Geiler de Kaysersberg, (trad. C. Koch), René Schickele (trad. I. Kuhn et M. Staiber), Albert Schweitzer (trad. J.-P. Sorg), Lina Ritter (trad. J.-P. Gunsett) et Nathan Katz lui-même (trad. J.-L. Spieser).