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Léon BLOY

Ainsi parlait Léon Bloy

Dits et maximes de vie

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 1er JUIN 2017
Textes choisis et présentés par Yves Leclair

Collection « Ainsi parlait »
n° 11, 176 pages, ISBN 978-2-845-90254-1

13 €

2017 marque le 100e anniversaire de la mort de Léon Bloy, le 3 novembre 1917, et sera l’occasion de nombreux hommages à l’auteur du Désespéré et de L’Exégèse des lieux communs. Car Léon Bloy a profondément influencé des écrivains majeurs de la modernité comme Céline, Bernanos ou Ernst Jünger et reste aujourd’hui une référence majeure pour beaucoup de lecteurs et d’écrivains.

Après dix volumes consacrés à des auteurs étrangers, la collection « Ainsi parlait » s’ouvre au domaine français pour rendre hommage à ce génial créateur. C’est l’écrivain Yves Leclair qui assure le choix et la présentation de ces dits et maximes de vie, recueillis dans l’immensité d’une œuvre si souvent citée et si peu connue tant elle est variée et déconcertante par son caractère direct, intempestif voire polémique.

L’œuvre de Bloy est tellement vaste et diverse que très peu de gens peuvent prétendre l’avoir lue en entier. Or elle recèle partout des pépites. La collection « Ainsi parlait » permet d’avoir enfin une juste approche de cette œuvre inclassable. Plus de 300 fragments contenant toute la paradoxale sagesse de Bloy, « entrepreneur de démolitions » tel qu’il se qualifiait lui-même, sont ici recueillis et présentés, dans leur chronologie et avec leurs exactes références.

Car chacun sait la prodigieuse richesse de cette œuvre visionnaire, écrite dans une langue nerveuse et magnifique. Mais qui se lance vraiment dans la lecture de tous ces terribles romans, dans ce torrentiel journal, dans tous ces extravagants pamphlets, dans ces innombrables lettres ?

Bloy est l’ancêtre de tous les indignés, les insoumis, les désespérés. Son écriture est brûlante de ferveur et de colère. Frère en cela de Péguy dont il habita la maison de Bourg-la-Reine après la mort au front. « Vous me conseillez de m’avilir pour gagner de l’argent, écrit-il. Vive la misère ! » La misère, il l’a eue, mais son œuvre nous reste, éclatante d’énergie et lumineuse de liberté. Lisons-la !