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"Ainsi parlait Léon Bloy", par Lucien-Jean Bord (La Lettre de Ligugé)

Naître à la fin du règne de Louis-Philippe, d’un père franc-maçon et d’une mère profondément catholique, peut créer une personnalité complexe au parcours atypique.

C’est le cas de Léon Bloy qui commença par fréquenter les milieux révolutionnaires et anticléricaux avant de rencontrer, en 1868, Jules Barbey d’Aurevilly qui eut sur lui une profonde influence.

Ayant rejoint la mouvance catholique et écrivant dans l’Univers, il ne tarda pas cependant à se brouiller avec Louis Veuillot. Vivant le plus souvent au seuil de la pauvreté – condition qui le poursuivra sa vie durant – Léon Bloy publie en 1887 un premier roman, largement autobiographique, dont le titre, Le Désespéré, est comme un cri.

S’ensuivra, jusqu’à sa mort en 1917, une œuvre foisonnante, multiforme, souvent provocatrice mais toujours profondément humaine. Car il est éminemment révolté par toute injustice et il fut l’un des rares catholiques à se dresser vigoureusement contre Drumont, écrivant Le Salut par les juifs en réponse à La France juive.

En nous proposant des extraits choisis dans l’ensemble des écrits de Léon Bloy, Yves Leclair permet d’aborder l’œuvre d’un auteur que l’on dirait aujourd’hui « engagé » et qui a grandement influencé plusieurs écrivains majeurs du XXe siècle.

[La lecture de Lucien-Jean Bord que nous reproduisons ici a paru dans le n° 362 de La Lettre de Ligugé, octobre 2017.]