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Charles BAUDELAIRE

Ainsi parlait Charles Baudelaire

Dits et maximes de vie

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 7 JUIN 2018
Textes choisis et présentés par Yves Leclair

Collection « Ainsi parlait »
n° 16, 176 pages, ISBN 978-2-845-90271-8

14 €

Baudelaire est un cas presque unique dans la littérature française : il est célèbre pour un seul et mince volume de poèmes, Les Fleurs du mal, qui a été éreinté par la presse et condamné par la justice. Le parfum de scandale qui entourait ce livre s’est depuis longtemps dissipé, il est même devenu un classique des classiques de l’enseignement littéraire, mais il continue de concentrer presque exclusivement l’attention des lecteurs. De Baudelaire, que lit-on d’autre aujourd’hui encore, que peut-on citer d’autre ?

Tellement tonique et sulfureux, Baudelaire a fini par passer pour un écrivain scolaire et ennuyeux au point qu’on ne voit plus la charge subversive qui se trouve dans son œuvre. Meschonnic l’a magnifiquement montré, « Baudelaire est moderne parce qu’il a transformé, réinventé la modernité ». Comment cela ? C’est en lisant tous ses journaux et essais qu’on peut le comprendre.

Or l’œuvre de Baudelaire est loin de se résumer à aux Fleurs du mal. S’il est « l’inventeur de la modernité », c’est parce qu’il a développé toute une réflexion esthétique et morale qui garde aujourd’hui une grande part de sa validité. En haine de l’esprit bourgeois de son temps, il a élaboré un anticonformisme radical, mélange d’un dandysme à la Byron et d’un immoralisme à la Sade.

Cette part essentielle de son message, ce n’est pas tant dans Les Fleurs du mal qu’il faut la chercher, mais ses innombrables notes en prose : dans les Fusées (1851), dans L’Art romantique (1852), dans Les Paradis artificiels (1860), dans les Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains (1861), Le Spleen de Paris (1869), Mon cœur mis à nu (1864), les Curiosités esthétiques (1868), dans les Journaux intimes (1851-1862) ou dans les Salons et les Lettres.

Yves Leclair, écrivain inclassable et raffiné, grand connaisseur de notre littérature, tente l’approche de cet autre Baudelaire, qui nous est si proche dans son insoumission et ses tourments.