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Adam

 Deux textes de poésie en prose – prose poétique et poèmes en prose – nous sont offerts en même temps par les Cahiers d’Arfuyen. Le premier est Adam de Roger Munier, une lecture des chap. 2 et 3 de la Genèse, avec des incursions dans les chap. 1 et 4. C’est une « variation » qui « suppose la lecture parallèle d’un texte, dont l’insondable profondeur pourrait suffire – et suffit à mes yeux – à faire dans sa littéralité même un texte saint » (Avant-propos).
 Dans ces vingt-six chapitres de paragraphes de quelques lignes séparés par des blancs, tantôt le scripteur médite et tantôt il donne la parole à un « Ange » qui s’interroge à un autre étage. Le texte biblique devient la parabole de l’existence humaine dans sa condition commune – plus qu’hypothétiquement première – face à Dieu qui y a inscrit son image. Cette existence est à la fois vocation, rêve du Jardin, inévitable déchirure, don ambigu et incomparable de la femme, accomplissement par la mort : ainsi progresse la méditation, écrite dans une très belle langue.