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Catherine CHALIER

 Menahem Mendel,
dit le RABBI DE KOTZK

Le Rabbi de Kotzk (1787-1859)

Un hassidisme tragique

SORTIE EN LIBRAIRIE EN FÉVRIER 2018
Collection « Les Carnets spirituels »
n°99 , 136 pages, ISBN 9782845902633

15 €

Du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, le hassidisme est l’un des courants les plus marquants de la philosophie juive, dont l’influence a été essentielle.

Après Les Lettres de la création (2006), les Éditions Arfuyen ont commencé de travailler avec l’éminente spécialiste qu’est Catherine Chalier à une suite d’ouvrages consacrée aux grandes figures du hassidisme. Car si l’on pense, depuis les livres de Martin Buber et d’Élie Wiesel, bien connaître les auteurs hassidiques, on n’en a en réalité qu’une vue générale et déformante, très marquée par le pittoresque et le folklore.

Grâce à la présentation et à la traduction de l’hébreu de nombreux textes inédits, la série consacrée au hassidisme dans la collection « Les Carnets spirituels » permet d’entrer au cœur de l’œuvre de ses plus grands penseurs. Deux ouvrages ont paru à ce jour : Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (2011) et Aux sources du hassidisme, le Maggid de Mezeritch (2014).

Le troisième ouvrage de cette série est consacré à une figure majeure du hassidisme, le rabbi de Kotzk. Après une riche introduction à sa pensée, Catherine Chalier donne ici la traduction d’importants extraits de ses deux grands ouvrages : le Livre de la colonne de la vérité (Sefer Amud haEmet) et le Livre de la vérité et de la confiance (Sefer Emet veEmouna).

Comment vivre l’amour de Dieu de façon absolument désintéressée et dans une lucidité qui éclaire tous les replis cachés de soi ? Pour le rabbi de Kotzk, l’homme doit avancer « un pied dans le ciel, un pied sur la terre » en se sachant « entouré par l’abîme ».

Sa pensée forte et exigeante s’exprime dans de nombreux aphorismes brillants et pessimistes, tels que celui-ci : « Pour sauver Sodome, il fallait dix justes ; pour renverser le monde et tout ce qui s’y trouve, il suffit d’un seul idiot. »

Alain SUIED

La langue oubliée

Suites hébraïques

SORTIE EN LIBRAIRIE EN FÉVRIER 2018
Collection « Les Cahiers d'Arfuyen »
n° 235, 120 pages, ISBN 978 2 845 90264 0

13 €

L’œuvre d’Alain Suied est, selon l’expression d’André du Bouchet, « tout à fait singulière dans l’époque », et on ne commence que maintenant à en mesurer l’ampleur. Lecteur passionné de Paul Celan, il a nourri pour son écriture une exigence sans limites. La Langue oubliée est la seule suite de textes d’Alain Suied qui soit entièrement consacrée au judaïsme, source qui irrigue pourtant l’ensemble de ses livres.

Alain Suied a été découvert à l’âge de 16 ans par André du Bouchet en 1968 qui l’a publié dans la prestigieuse revue L’Éphémère puis au Mercure de France. L’écriture d’Alain Suied, portée par sa vaste culture musicale et sa familiarité avec la psychanalyse a retrouvé la possibilité d’une parole simple et forte, qui parle à chacun.

Publiée au Mercure de France puis chez Granit, son œuvre se trouve pour l’essentiel aux éditions Arfuyen : Le corps parle (1989), Face au mur de la Loi (1991), Ce qui écoute en nous (1993), Le premier regard (1995), Le pays perdu (1997), L’Ouvert, l’Imprononçable (1998), L’éveillée (2004), Laisser partir (2007), Sur le seuil invisible (2013) et Le visage secret (2015).

Catherine Chalier, qui fut proche d’Emmanuel Lévinas et qui connaît admirablement la tradition juive, nous livre ici sa lecture de ces trois « suites hébraïques » écrites par Suied en référence directe à la source judaïque qui irrigue son œuvre. « Le poète, écrit-elle, invite à repenser les différents vocables qu’il cite à l’aune de sa propre inspiration, de sa liberté et aussi de son destin. »

Écoutons les mots qui concluent ces suites et qui donnent aussi son titre au recueil : « Corps ancré dans le réel ! / Tu vois avant nous. / Tu sais avant nous / le noir instant fatal. / Et soudain tu nous parles / dans la langue oubliée. »

Albert SCHWEITZER

Ainsi parlait Albert Schweitzer

Dits et maximes de vie

SORTIE EN LIBRAIRIE EN JANVIER 2018
Collection « Ainsi parlait »
n° 13, 168 pages, ISBN 978-2-845-90261-9

14 €

Ce treizième volume de la collection « Ainsi parlait » est consacré à un génie précurseur et multiforme, Albert Schweitzer (1875-1965), dont l’œuvre est tellement vaste et variée que seul un volume de la collection « Ainsi parlait » peut donner le moyen de la saisir dans l’ensemble de ses dimensions.

Médecin et activiste humanitaire, philosophe et écrivain, concertiste et musicologue, prophète du Respect de la vie et de l’écologie, Schweitzer s’est intéressé, en effet, à de nombreux domaines et il n’en aucun où il n’ait excellé. C’est ainsi qu’il a pu recevoir deux prix aussi différents et prestigieux que le prix Goethe en 1928 pour son œuvre littéraire et le prix Nobel de la paix en 1952 (l’un des deux seuls Français depuis 1945) pour son action politique.

Philosophe et certainement le meilleur spécialiste de Schweitzer en France, Jean-Paul Sorg nous permet de prendre enfin grâce à ce volume une vue d’ensemble sur une œuvre majeure et encore largement inédite en français.

Après Respect de la vie (1996), L’Esprit et le Royaume (2015) et Psychopathologie du nationalisme (2016), Ainsi parlait Albert Schweitzer est le quatrième volume de textes de Schweitzer publié par Arfuyen. Le 50e anniversaire de sa mort en 2015 a été le point de départ d’une prise de conscience de l’importance de sa figure et de don œuvre pour notre temps. Ses analyses politiques sur le colonialisme, le nationalisme ou l’arme nucléaire sont aussi originales et stimulantes que ses propositions, d’une incroyable audace, pour libérer la pensée chrétienne des archaïsmes qui l’enferment et empêchent sa parole d’être entendue. Son message est avant tout de liberté et d’authenticité : « Restez humains en vous-mêmes, en votre âme et conscience ! Ne devenez pas des choses, des ‘’choses humaines’’ qui se plient à la volonté des masses et battent des pieds et des mains à leur mesure ! »

Né cinq ans après l’annexion de l’Alsace par le Reich allemand et victime des nationalismes de chaque rive du Rhin, Schweitzer a écrit l’ensemble de son œuvre dans la langue qu’il a apprise à l’école, l’allemand, la langue de ses parents étant l’alsacien. Nombre de ses ouvrages étant aujourd’hui indisponibles en français, ce volume permet de disposer d’une synthèse de sa pensée dans des traductions entièrement nouvelles et en édition bilingue.