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Ainsi parlait Thérèse d’Avila

Dits et maximes de vie

SORTIE EN LIBRAIRIE EN FÉVRIER 2015
Collection Ainsi parlait
n°1, 174 pages, ISBN 978-2-845-90209-1

13 €

Ainsi parlait / Así hablaba // THÉRÈSE D’AVILA : tel est le titre du nouveau volume de la collection lancée en ce début de leur 40e anniversaire par les Éditions Arfuyen. Thérèse d’Avila est née en 1515, il y a juste 500 ans. Pour célébrer cet anniversaire de la fondatrice du Carmel, bien des manifestations seront organisées dans tous les pays où le Carmel a essaimé.

Mais comment aborder l’ensemble impressionnant d’ouvrages qu’elle nous a laissés ? Parmi eux, il y a certes son autobiographie, La Vie, d’un style presque romanesque, mais d’autres textes sont plus difficiles et, malgré les merveilles qu’ils recèlent, beaucoup moins lus comme Le Chemin de perfection, Le Château intérieur, Les Exclamations ou Les Fondations. Et comment la relire au plus près de sa parole ? Car il est peu de personnes qui lisent les textes de Thérèse dans leur original en castillan et, malgré tous les efforts, les traductions ne sont jamais les fidèles transcriptions que l’on pense…

Les Éditions Arfuyen ont publié de nombreux livres consacrés à la spiritualité du Carmel – de Madame Acarie à Thérèse de Lisieux, de Jean de la Croix à Marie-Aimée de Jésus et Marie-Antoinette de Geuser. De Thérèse d’Avila, Arfuyen a donné en 1999 une traduction nouvelle des poèmes par Silvia Baron Supervielle, Cantiques du chemin. Mais comment faire découvrir au plus grand nombre, en ce 5e centenaire, l’extraordinaire personnalité de la Madre, si étonnante de simplicité et d’énergie ?

C’est en réfléchissant à cette question que s’est imposée à nous l’idée de cette nouvelle collection, Ainsi parlait, dont le volume consacré à Thérèse d’Avila constitue le numéro 1. Le présent ouvrage présente un choix de quelque 200 citations clefs de Thérèse en castillan et dans une traduction française nouvelle. Ces traductions, dues à Bernard Sesé, grand hispaniste et spécialiste du Carmel, ont pour objet de permettre au lecteur de bénéficier pleinement de l’original et de retrouver la voix de la Madre.

La Transfiguration d’Anvers

Certitudes magnétiques en poésie

SORTIE EN LIBRAIRIE EN FÉVRIER 2015
Collection Les Cahiers d'Arfuyen
n°221, 164 pages, ISBN 978-2-845-90212-1

12 €

Après Je sors enfin du Bois de la Gruerie, méditation poétique sur la Grande Guerre publiée en mars 2014, La Transfiguration d’Anvers est le deuxième livre de Jacques Darras que publient les Éditions Arfuyen, et c’est pour elles un honneur tant Jacques Darras, poète, essayiste, traducteur, mais aussi homme d’action et de dialogue, nous apparaît comme l’une des personnalités marquantes de la littérature contemporaine et l’une de ses voix les plus originales.

Je sors enfin du Bois de la Gruerie était un long poème à la fois lyrique et polémique, animé d’une même emportement dans son amour pour cette Europe qui s’est suicidée en 1914 et dans sa rage contre la bêtise et la lâcheté de ces élites qui, à de très rares exceptions près, ont précipité ce suicide. Si le ton est ici de même vigueur et si à chaque page transparaît une même ferveur de l’écrivain pour sa patrie européenne, tout autre sont la forme et le propos de ce nouveau livre. Non pas un poème, mais un essai ; non pas tourné vers l’histoire politique, mais vers la culture, dans sa plus grande diversité, de l’art préhistorique à la philosophie de Descartes, d’Apollinaire à Aimé Césaire. Un essai de critique littéraire ? Bien davantage pourtant, nous semble-t-il, tant l’écriture est ici personnelle, joyeuse et créative – tant on y sent le poète présent dans chaque phrase. Un genre nouveau, porté par une prose libre et brillante que traverse une jubilante énergie.

Le livre de Jacques Darras s’ouvre par une longue et magistrale méditation sur Descartes : « René Descartes à la Onzième Heure ». Une deuxième partie s’interroge sur le piétinement de la littérature française, et particulièrement de la poésie, dans des schémas devenus purement académiques : « L’interminable restauration du symbolisme ». La troisième partie, « Dans la clairière du temps », appelle à un renouvellement du regard et de l’écoute.

Une méditation sur Descartes, oui, mais en voici les premiers mots, qui ouvrent le livre : « Je débarquai à Bruxelles en 1993, venant de Picardie. » Ce serait un bon commencement de roman, et, de fait, l’écriture de Jacques Darras est bien une aventure. Lorsque l’aventure n’est plus là, que reste-t-il de la littérature ? « Le XIXe siècle colonial eut beau tenter de prolonger chez nous les visions des Illuminations, l’épopée abstraite d’un Saint-John Perse continuer de marcher en caravanes de songes aux frontières du monde, l’aventure était bel et bien finie. […] Dans la cassure en deux morceaux de la statue Whitman, les membres et les pieds furent d’un côté confisqués par le pas cadencé du réalisme socialiste cependant que l’autre moitié, la partie tête et cœur, s’immobilisèrent autour du sujet lyrique. »

Quand Jacques Darras plaide pour une écriture épique, lorsque inlassablement il invoque Whitman et dénonce l’impasse symboliste, il ne dit rien d’autre : « J’appartiens, souligne-t-il, à une première génération que les frontières en général, avec la poésie d’expression anglaise en particulier mais aussi la littérature de langue d’oïl de l’autre et secondairement les littératures de Flandres et de Wallonie, auront amené à reconsidérer le modèle national de bienséance littéraire. […] Il fallait repartir de la petite flache rimbaldienne post-coloniale dépressive où nous étions tous embourbés – impuissants petits tritons lyriques. » On le voit, Jacques Darras ne craint pas de déplaire, et son écriture libre jusqu’à l’insolence agit sur nous comme un puissant tonifiant.

Johannes ECKHART

Ainsi parlait Maître Eckhart

Dits et maximes de vie

SORTIE EN LIBRAIRIE EN JANVIER 2015
Collection Ainsi parlait
n°2, 148 pages, ISBN 978-2-845-90211-4

13 €

Ainsi parlait / Sô sprach // MAÎTRE ECKHART  : tel est le titre du premier volume de la nouvelle collection lancée en ce début de leur 40e anniversaire par les Éditions Arfuyen. L’œuvre d’Eckhart est vaste et peut sembler d’un abord difficile. Les étincelles y sont innombrables, jaillies du brasier d’une pensée souveraine, et chacune d’elles semble recueillir en elle tout le feu de la parole. Aussi nulle écriture ne pouvait-elle mieux se prêter au propos de cette collection. « Ainsi parlait Maître Eckhart  » : toujours naissante, semble-t-il, dans la rencontre même avec ceux et celles qui l’écoutaient, dans ce moyen haut-allemand fort et dru qui semble droit sorti du peuple de son temps et qu’il fut le premier à apprivoiser à la quête philosophique.

Le présent volume présente un choix de quelque 200 citations clefs d’Eckhart en moyen haut-allemand et dans une traduction française nouvelle. Les textes sont extraits de l’ensemble du corpus authentique des œuvres d’Eckhart : Le Livre de la consolation divine ; L’Homme noble ; Les Discours du discernement ; Le Détachement  ; Les Sermons. Le texte moyen haut-allemand se fonde sur l’édition fondatrice de Franz Pfeiffer (Leipzig, 1857) ainsi que sur l’édition critique publiée à Stuttgart par W. Kolhammer Verlag. Les traductions ont été spécialement réalisées pour la présente édition afin de permettre au lecteur de bénéficier pleinement de l’accès à l’original moyen haut-allemand. Elles sont conçues pour rester aussi proches que possible du texte d’Eckhart et faciliter une approche directe de sa propre parole.

« Si je pouvais, disait Eckhart, saisir en une seule pensée toutes les pensées que j’ai jamais pensées ou penserai jamais, je n’aurais rien qu’une parole, car la bouche exprime ce qui est dans le cœur » (Sermon 84). Aussi bien c’est cette unique parole qu’on trouvera dans ce petit volume, sans cesse renouvelée et n’exprimant jamais qu’une expérience originelle. Tantôt vibrante comme dans la nef de quelque église d’Alsace ou de Thuringe, et tantôt ciselée avec tout l’art du lettré féru d’humanités grecques et latines.