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Un numéro spécial de la revue « Diérèse » sur Nicolas Dieterlé

 Dirigée par Daniel Martinez et Isabelle Lévesque, l’excellente revue Diérèse a consacré récemment d’importants dossiers à des écrivains comme Richard Rognet, Thierry Metz ou Gérard Titus-Carmel. Son numéro 59-60 (plus de 300 pages) est presque entièrement consacré à Nicolas Dieterlé et il faut rendre hommage au courage autant qu’au discernement de ses animateurs qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus des réputations établies pour rendre hommage à une œuvre qu’on ne fait aujourd’hui encore que découvrir.
 Au sommaire de cette livraison, de nombreuses contributions sur l’œuvre de Dieterlé : textes de Richard Blin, Gérard Bocholier, Jeanne Cressanges, Bernard Demandre, Pierre Dhainaut, Alexandre Diaconu, André Durussel, Sylvie Fabre G., Pierre Kobel, Gilles Lades, Yves Leclair, Gérard Le Gouic, Michel Loetscher, Isabelle Lévesque, Béatrice Marchal, Daniel Martinez, Angèle Paoli, Bernard Perroy, Gaetano Persechini, Gérard Pfister, Jean-Claude Pirotte, Christian Saint-Paul, Pierre Tanguy et Romain Verger.
 « Si l’ombre gagne, écrit Isabelle Lévesque dans son éditorial, \"jamais seule\". Des oiseaux la suivent, figures légères. Compagnons d’arbres, ils vivent dans la voix de Nicolas Dieterlé, cheminent où ils dessinent. Êtres étranges (des anges ?), formes nouvelles de signes au ciel. Le poète dessine. Il inverse. Confie au monde des cerceaux d’enfants. Ronds de silence. Peignant, Nicolas Dieterlé compose une ronde et simultanément s’élève vers ce qu’il saura atteindre – la voix le cherche. Il témoigne, il confond. Deux voix, la sienne. Celle d’une transcendance revendiquée.
 « 
Diérèse offre son espace à la voix du poète-peintre qui nous quitta en 2000. Simultanément : plume et pinceau. La main révèle l’inconnu. De nombreux dessins éclairent les textes qu’ils désignent. Sur la page se joignent les mots aux formes qu’on lit au ciel. […] Grâce soit rendue à l’enchantement des signes. La mort n’y peut rien : le poète en ses mains retient un sable plus léger que la terre. Ses châteaux rejoignent les arbres, les oiseaux et le ciel. Nous pouvons lire les cartes qui assemblent ses murs. Les êtres et les objets voyagent, ils s’élèvent – dans les dessins de Nicolas Dieterlé. Volons avec lui, faisons rouler ces cerceaux d’enfance et restons suspendus aux nuages qui rejoignent les hommes et que nous voulons confondre. Le rêve à nos portes ne se relève pas, il avoue ses défaillances en même temps que sa voix ravit. »