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Le premier roman de Gérard Pfister : « Le Livre des sources » (Éditions Pierre-Guillaume de Roux)

jeudi 1er janvier 1970

  « Les vies s’effacent sans qu’on y puisse rien. Et ce qui les prolonge n’est qu’au prix d’une imposture bien pire que l’oubli. J’ai sous les yeux les lignes que traçait voici quelques siècles un garçon de bonne famille, chartreux défroqué retiré dans les solitudes du Haut-Pays. Il écrit à son ami Merswin, banquier à Strasbourg. Ses paroles ne sont que douceur et simplicité. Mais, à chaque inflexion de phrase, on sent qu’il a, en sa courte vie, fait l’expérience de ce qu’il est donné à peu d’hommes de connaître. » 
 Ainsi commence Le Livre des sources, premier roman de Gérard Pfister, sorti en librairie le 27 août. À titre de présentation, nous reproduisons ci-après le texte rédigé par l’Éditeur, Pierre-Guillaume de Roux, pour la quatrième de couverture. 
 « Le 15 septembre 1942, Serge Bermont, un jeune professeur de philosophie, est assassiné par la Gestapo de Strasbourg, après avoir subi interrogatoires et tortures chaque jour d’une longue détention. Son sort paraît d’autant plus choquant que l’intellectuel n’avait pas hésité à prêter allégeance dès la première heure au nazisme, la nouvelle \"religion\" d’État. La réponse à cette énigme ne se dévoilera que cinquante ans plus tard, lorsque son épouse Jeanne découvrira par hasard le fruit des recherches qu’il avait soigneusement dissimulé dans leur maison de montagne à Hohrod.
 « Aux sources de la philosophie allemande auxquelles il a consacré ses travaux, resplendit la mystique la plus pure incarnée par Maître Eckhart. Mystique confisquée, niée dans sa vérité, par le nouveau maître d’Allemagne des années trente, le Führer... Une négation qui a commencé bien avant. Comme le démontre l’histoire de cette mystérieuse « Communauté du Haut-Pays », connue depuis le Moyen Âge et dont la piste s’est ensuite effacée. Le fondateur de cette utopie, le fameux \"Ami de Dieu\", a-t-il existé ou faut-il croire les savants qui, à la fin du XIXe siècle, ont prétendu à une mystification ? Et qui est cet étrange banquier, Roland Merswin, qui aurait tout inventé : mystique visionnaire ou dangereux manipulateur ? Héritier d’Eckhart ou ancêtre de Rosenberg, haut théoricien du parti nazi ?
 « Ce roman de l’intégrité intellectuelle, aux accents apocalyptiques, ouvre sur une quête d’absolu qui interroge sans cesse le sens caché de l’Histoire au fil des siècles » (Gérard Pfister, Le Livre des sources, roman, éditions Pierre-Guillaume de Roux, diffusion CDE Gallimard, distribution SODIS).