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Keats dans le film Bright Star de Jane Campion,

jeudi 1er janvier 1970

 Le poète John Keats et la jeune Fanny Brawne sont les deux personnages principaux du nouveau film anglo-américain de la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, Bright Star, sorti en France le 6 janvier sur les écrans de cinéma. Ce film a pour principaux interprètes Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider.
 La scène est située à Londres en 1818. John Keats, âgé de 23 ans, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve Fanny élégante mais effrontée, et elle ne s’intéresse guère à la littérature. C’est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie. Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l’attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l’intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. « J’ai l’impression de me dissoudre », écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
 Sur un thème aussi ambitieux et délicat, le film de Jane Campion, évitant le double écueil du sentimentalisme et de la pédanterie, fait preuve d’une intelligence et d’une sensibilité rares : « Une après-midi au bord de la rivière, écrit le critique Aurélien Ferenczi dans Télérama, une promenade dans les joncs , la douceur d’un sous-bois : Jane Campion filme un paysage rayonnant, à l’image des personnages, éclairé d’une lumière qui n’est jamais mièvre, ou \"poétique\" au mauvais sens du terme, mais toujours précise (…) Bright Star est un film qui rend irrésistiblement amoureux de l’amour. »
 Rappelons que viennent de paraîre aux Éditions Arfuyen Les Odes de Keats, suivi de La Belle Dame sans Merci et de La Vigile de la Sainte-Agnès, traduit et présenté par Alain Suied, dont ce fut le dernier travail avant sa propre mort, en juillet 2008. Dans un article signé de Jacques Morice, Télérama salue cet ouvrage par lequel Alain Suied a voulu moderniser la traduction des Odes de Keats, afin de mieux suivre l’exemple et l’injonction du poète lui-même.