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Brèves

Le Prix Apollinaire, « prix de poésie du monde français et francophone », a été décerné pour 2016 à Pierre Dhainaut pour Voix entre voix (éditions L’herbe qui tremble) et pour l’ensemble de son œuvre. La remise du Prix aura lieu le 7 novembre au Café des Deux Magots, à Paris. Reconnaissable entre toutes, la voix de Pierre Dhainaut est l’une des plus amples et des plus justes de la poésie contemporaine. Les Éditions Arfuyen, qui l’accompagnent depuis plus d’un quart de siècle, ont publié sept de ses grands recueils : Prières errantes (1990), Fragments et louanges (1993), Introduction au large (2001), Entrées en échanges (2005), Levées d’empreintes (2008), Plus loin dans l’inachevé (2010) et Rudiments de lumière (2013). Un huitième

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La Société des Gens de Lettres a décerné à Max de Carvalho l’une de ses deux grandes bourses de création contemporaine 2016, la Bourse de Création de Poésie Gina Chenouard. Cette distinction lui sera remise le 16 novembre 2016 à l’Hôtel de Massa, à Paris. Les Éditions Arfuyen ont publié deux des recueils de Max de Carvalho, Enquête sur les domaines mouvants (2007) et Les Degrés de l’incompréhension (2014). Elles ont également publié les Poèmes d’août de Maria Ângela Alvim, traduits du brésilien avec Magali de Carvalho, (2000) et Le Repos inconnu, d’une moniale dominicaine, rassemblés et présentés par Max de Carvalho.

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« “La vie est moyennement drôle / d’autant que c’est notre seul bien ” / dis-tu en toi-même.  » Le ton inimitable de Petr Král se trouve tout entier résumé par ces deux vers liminaires d’un des poèmes de son nouveau recueil. Petr Král vient de recevoir Prix Jean Arp de Littérature Francophone 2016 et c’est à l’occasion de sa remise qu’est publié ce nouveau livre au titre déjà déroutant, Accueillir le lundi, publié par les éditions Lieux-Dits.

« La vie est moyennement drôle », où la cocasserie du fait d’exister se trouve gommé, voire annulé, par le caractère franchement prosaïque et passablement désolé de l’adverbe « moyennement ». Dans un autre texte, Král donne à entendre

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En novembre 1901, Rilke écrit au jeune frère de Clara Westhoff,qu’il vient d’épouser : « La plupart des gens ignorent que le monde est beau et que les plus petites choses, la moindre fleur, une pierre, une écorce, une feuille de bouleau, manifestent une splendeur. » Et, l’année suivante, dans un article intitulé « Sur le paysage », il reprend la même idée : « On sait combien nous voyons mal les choses au milieu desquelles nous vivons ; il faut souvent que quelqu’un vienne de loin pour nous dire ce qui nous entoure. » Il faut « commencer par écarter de soi les choses pour devenir capable par la suite de s’approcher d’elles de façon plus équitable et plus sereine, avec moins

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Comment penser aujourd’hui la vie de la cité ? Dans le même temps où les valeurs communes qui soudent la communauté des citoyens sont de plus en plus fragiles, les inégalités, les intolérances et les égoïsmes s’accroissent, attisés par une guerre économique qui ronge l’ensemble du tissu social.

Face à cette crise, les discours qui occupent l’espace public – médias, politiciens, technocrates – semblent également incapables de proposer une pensée claire et solide. La surenchère d’informations, de promesses et d’analyses n’aboutit qu’à une cacophonie généralisée et à une désespérance des citoyens, qui ne trouvent d’issue que dans l’extrémisme ou l’abstentionnisme.

« Je suis tombé par terre, chante Gavroche dans les Misérables,/

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Pierre Dhainaut a eu 80 ans le 13 octobre dernier. Du même jour est daté l’achevé d’imprimer de Voix contre voix, son plus récent recueil, publié aux éditions L’herbe qui tremble. Le livre est structuré en trois parties : « Échographies (1) » rassemble des poèmes tandis que « Échographies (2) » présente, comme en miroir, de courtes notes sur la poésie ; « L’approche autrement dite » propose de très courts textes poétiques, à la manière de haïkus.

De l’un à l’autre texte, en prose ou en vers, une même méditation se poursuit, grave et tendre. Le poète ne hausse pas la voix. À quoi bon ? « En cette pièce où la respiration retombe, dit le poème, / Quelle parole accomplirait

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Il faut se réjouir de la publication aux Presses Universitaires de Strasbourg de la première somme critique consacrée à l’œuvre d’Alain Suied sous le titre Alain Suied, l’attention à l’autre. Cet ouvrage reprend et amplifie les travaux auxquels avaient donné lieu la journée d’étude du 7 février 2013 à l’université de Strasbourg sous la direction de Michèle Finck, Pascal Maillard et Patrick Werly.

Le volume qui vient de paraître réunit un ensemble de contributions tout à fait remarquables dues à Michèle Finck, Sophie Gurrmès, Bétrice Bonhomme, Alain Mascarou, Christine Dupouy, Pascal Maillard, Patrick Werly, Pierre Brunel et Andrew Eastmann. Il s’accompagne d’un texte liminaire en forme de témoignage par Gérard Pfister et de poèmes extraits du recueil

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« Peut-être », revue poétique et philosophique animée par Anne Mounic, vient de faire paraître sa septième livraison. Son titre, « Tu dis pour naître », est celui d’un beau poème de Claude Vigée qui ouvre le volume et en oriente la recherche : « Tu n’écris plus / Pour être lu / Par des poètes. // Tu dis pour être / Au cœur de l’homme, / Simplement. // Ton chant est comme / Une fenêtre / Ouverte au vent : // Orage à mille têtes ! » (in L’homme naît grâce au cri, Points Seuil, 2013).

Ce numéro spécial est consacré au colloque international qui s’est tenu les 5 et 6 juin 2015 à Paris 3 Sorbonne nouvelle autour de l’œuvre de Claude Vigée. À la suite du Grand Prix

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Les éditions Orizons dirigées par Daniel Cohen ont publié l’an passé le deuxième volume d’une somme qui devrait ravir tous ceux pour qui la poésie est une nécessité vitale. L’ensemble, de quelque 800 pages grand format, porte un titre-choc : Un four à brûler le réel.

L’auteur, Charles Dobzynsk], s’en explique : « Si j’ai emprunté à Pierre Reverdy le titre de cet ouvrage [Le poète est] un four à brûler le réel, c’est malgré la perplexité que m’inspire le terme ‘four’ en raison de sa connotation maléfique. Mais on ne saurait écarter de la combustion poétique, tout ce qui appartient au feu, à commencer par le mythe du phénix, lequel, pour connaître la résurrection doit d’abord passer par l’épreuve de la calcination.

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