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Brèves

« “La vie est moyennement drôle / d’autant que c’est notre seul bien ” / dis-tu en toi-même.  » Le ton inimitable de Petr Král se trouve tout entier résumé par ces deux vers liminaires d’un des poèmes de son nouveau recueil. Petr Král vient de recevoir Prix Jean Arp de Littérature Francophone 2016 et c’est à l’occasion de sa remise qu’est publié ce nouveau livre au titre déjà déroutant, Accueillir le lundi, publié par les éditions Lieux-Dits.

« La vie est moyennement drôle », où la cocasserie du fait d’exister se trouve gommé, voire annulé, par le caractère franchement prosaïque et passablement désolé de l’adverbe « moyennement ». Dans un autre texte, Král donne à entendre

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En novembre 1901, Rilke écrit au jeune frère de Clara Westhoff,qu’il vient d’épouser : « La plupart des gens ignorent que le monde est beau et que les plus petites choses, la moindre fleur, une pierre, une écorce, une feuille de bouleau, manifestent une splendeur. » Et, l’année suivante, dans un article intitulé « Sur le paysage », il reprend la même idée : « On sait combien nous voyons mal les choses au milieu desquelles nous vivons ; il faut souvent que quelqu’un vienne de loin pour nous dire ce qui nous entoure. » Il faut « commencer par écarter de soi les choses pour devenir capable par la suite de s’approcher d’elles de façon plus équitable et plus sereine, avec moins

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Comment penser aujourd’hui la vie de la cité ? Dans le même temps où les valeurs communes qui soudent la communauté des citoyens sont de plus en plus fragiles, les inégalités, les intolérances et les égoïsmes s’accroissent, attisés par une guerre économique qui ronge l’ensemble du tissu social.

Face à cette crise, les discours qui occupent l’espace public – médias, politiciens, technocrates – semblent également incapables de proposer une pensée claire et solide. La surenchère d’informations, de promesses et d’analyses n’aboutit qu’à une cacophonie généralisée et à une désespérance des citoyens, qui ne trouvent d’issue que dans l’extrémisme ou l’abstentionnisme.

« Je suis tombé par terre, chante Gavroche dans les Misérables,/

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Pierre Dhainaut a eu 80 ans le 13 octobre dernier. Du même jour est daté l’achevé d’imprimer de Voix contre voix, son plus récent recueil, publié aux éditions L’herbe qui tremble. Le livre est structuré en trois parties : « Échographies (1) » rassemble des poèmes tandis que « Échographies (2) » présente, comme en miroir, de courtes notes sur la poésie ; « L’approche autrement dite » propose de très courts textes poétiques, à la manière de haïkus.

De l’un à l’autre texte, en prose ou en vers, une même méditation se poursuit, grave et tendre. Le poète ne hausse pas la voix. À quoi bon ? « En cette pièce où la respiration retombe, dit le poème, / Quelle parole accomplirait

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Il faut se réjouir de la publication aux Presses Universitaires de Strasbourg de la première somme critique consacrée à l’œuvre d’Alain Suied sous le titre Alain Suied, l’attention à l’autre. Cet ouvrage reprend et amplifie les travaux auxquels avaient donné lieu la journée d’étude du 7 février 2013 à l’université de Strasbourg sous la direction de Michèle Finck, Pascal Maillard et Patrick Werly.

Le volume qui vient de paraître réunit un ensemble de contributions tout à fait remarquables dues à Michèle Finck, Sophie Gurrmès, Bétrice Bonhomme, Alain Mascarou, Christine Dupouy, Pascal Maillard, Patrick Werly, Pierre Brunel et Andrew Eastmann. Il s’accompagne d’un texte liminaire en forme de témoignage par Gérard Pfister et de poèmes extraits du recueil

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« Peut-être », revue poétique et philosophique animée par Anne Mounic, vient de faire paraître sa septième livraison. Son titre, « Tu dis pour naître », est celui d’un beau poème de Claude Vigée qui ouvre le volume et en oriente la recherche : « Tu n’écris plus / Pour être lu / Par des poètes. // Tu dis pour être / Au cœur de l’homme, / Simplement. // Ton chant est comme / Une fenêtre / Ouverte au vent : // Orage à mille têtes ! » (in L’homme naît grâce au cri, Points Seuil, 2013).

Ce numéro spécial est consacré au colloque international qui s’est tenu les 5 et 6 juin 2015 à Paris 3 Sorbonne nouvelle autour de l’œuvre de Claude Vigée. À la suite du Grand Prix

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Le 34e Marché de la Poésie aura lieu place Saint-Sulpice (75006 Paris) du mercredi 8 au dimanche 12 juin 2016. L’invité d’honneur sera cette année le Mexique.

Les éditions Arfuyen y seront présentes avec une très grande partie de leurs collections comme elles l’ont été fidèlement presque depuis les origines de cette manifestation (stand 216-218).

Nous vous encourageons à venir nombreux à ce rendez-vous annuel, lieu de littérature, de discussion et de convivialité comme nous aimerions qu’il y en ait beaucoup aujourd’hui.

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Les éditions Orizons dirigées par Daniel Cohen ont publié l’an passé le deuxième volume d’une somme qui devrait ravir tous ceux pour qui la poésie est une nécessité vitale. L’ensemble, de quelque 800 pages grand format, porte un titre-choc : Un four à brûler le réel.

L’auteur, Charles Dobzynsk], s’en explique : « Si j’ai emprunté à Pierre Reverdy le titre de cet ouvrage [Le poète est] un four à brûler le réel, c’est malgré la perplexité que m’inspire le terme ‘four’ en raison de sa connotation maléfique. Mais on ne saurait écarter de la combustion poétique, tout ce qui appartient au feu, à commencer par le mythe du phénix, lequel, pour connaître la résurrection doit d’abord passer par l’épreuve de la calcination.

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« Je suis parti de presque rien, d’un soupçon de présence : un arbre et un oiseau posé sur une branche. Bien malgré eux, ils ont servi d’alibi à ma propre existence : la preuve que je suis là, c’est que je les observe par ma fenêtre. »

Un soupçon de présence, c’est le titre qu’Alain Roussel a donné au livre qui vient de paraître aux excellentes éditions Le Cadran ligné, que dirige Laurent Albarracin. Les deux premiers ouvrages publiés par Roussel indiquaient une direction : Le poème après le naufrage (1977) et Le texte impossible (1980). Si l’écriture prenait place après la catastrophe, si dès lors elle se situait face à la négation même de ce qui la rend possible, il fallait que l’auteur mis au défi accepte

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